Nom:
Email:
Voyages et hôtels
PDF Imprimer Envoyer

Voir tous nos reportages de voyage en Andalousie


Reportage en ESPAGNE: Ronda, la belle andalouse

RONDA, la belle andalouse

A une heure de route de Malaga, Ronda est l’une des plus anciennes et des plus charmantes cités espagnoles. Perchée sur un promontoire rocheux, au-dessus d’une gorge vertigineuse, elle recèle quantité de bâtiments et de témoignages historiques qui en font un véritable petit musée à ciel ouvert. Au croisement de la Route des Villages blancs et de divers autres parcours thématiques andalous (gastronomique, tauromachique, artistique, architectural, baroque, magique, romantique...), Ronda est l’une de ces destinations au pouvoir de séduction immédiat, auxquelles on songe rarement pour une escapade de quelques jours. Et pourtant...

Au fil des siècles, le Rio Guadalevin creusa un canyon profond de plus de 100 mètres, isolant un impressionnant promontoire rocheux que l’on relia assez tardivement à l’autre berge par un pont étroit, mais très haut, massif et superbe. C’est là, sur cet îlot minéral, qui offrait tout à la fois une vue imprenable et une position stratégique, que naquit la belle Ronda, rapidement convoitée par de successifs envahisseurs. Si la région semble avoir été occupée dès la préhistoire, ce furent les Romains qui y laissèrent les premiers vestiges, préférant sans doute la vallée à l’altitude des falaises. Les Maures vinrent à leur tour s’installer durant 8 siècles et firent de la cité un centre prospère qu’ils protégèrent derrière d’imposantes murailles, dont une partie a subsisté jusqu’à nos jours. Réputée imprenable, elle ne résista cependant pas au siège chrétien de la Reconquista de 1485. Les nouveaux occupants espagnols s’efforcèrent alors d’effacer les traces du passé et bon nombre d’édifices furent détruits ou transformés, même si un vieux pont et une partie des bains arabes sont toujours là pour témoigner de cette époque de gloire. Si l’église Santa Maria la Mayor, officiellement édifiée au 16e siècle, a d’ailleurs si étrange allure, c’est parce qu’elle est venue remplacer l’ancienne mosquée élevée trois siècles plus tôt, que le clocher y a été aménagé dans le minaret et que la niche du mihrab reste visible sur l’un des murs...

Saccagée par les troupes françaises pendant la guerre d’Espagne (début du 19e s.), blessée par la guerre civile, durant laquelle de nombreux combattants furent jetés dans le ravin, Ronda a été totalement et magnifiquement restaurée. Trois musées y racontent son histoire, y compris celle du banditisme, qui sévit au 19e siècle dans la région, mais n’en avait pas pour autant mauvaise réputation (dans une période où le fossé creusé entre riches et pauvres rendait la misère plus criante, ces Robins des Bois, qui ne dévalisaient que les nantis ou se livraient à la contrebande, passaient plutôt pour des héros...). En réalité, il n’y a pas une ville, mais deux, séparées par le Puente Nuevo (18e s.), cet extraordinaire ouvrage de pierre, qui a tout l’air d’une cale glissée dans la fissure d’une muraille pour la maintenir écartée. La visite se fait donc en deux temps, en commençant généralement par El Mercadillo, la zone “moderne”, suivie par la Ciudad, le coeur historique, sur la rive opposée.



Commentaires
Ajouter un nouveau Rechercher
Ecrire un commentaire
Nom:
Email:
 
Website:
Titre:
BBCode:
[b] [i] [u] [url] [quote] [code] [img] 
 
Saisissez le code que vous voyez.

!joomlacomment 4.0 Copyright (C) 2009 Compojoom.com . All rights reserved."

Mise à jour le Jeudi, 18 Février 2010 15:01