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MIAMI BEACH
Lorsqu’on pense à Miami comme possible destination de voyage, c’est avant tout à ses plages que l’on songe. Et, surtout, à Miami Beach. Car Key Biscayne, qui la prolonge, au sud, est bien moins connue… Miami Beach est une île et allonge au moins trois zones touristiques distinctes le long de Collins Avenue et de son bandeau de sable que quelques ponts rattachent au continent: Ball Harbour, au nord, Surfside, au centre, et South Beach, au sud. Côté visites, oubliez les deux premiers qui, hormis les boutiques chics et chères de Ball Harbour Shops’ Saks Fifth Avenue, n’offrent vraiment rien d’intéressant. C’est à South Beach, donc, que vous trouverez l’un des musts de Miami: l’Art Deco District, le seul véritable quartier «historique». Miami Beach doit la vie à un visionnaire, John S. Collins, qui, en 1909 acheta ce qui était alors une plantation de cocotiers au large de la côte. Avec les frères Lummus, dont le nom a baptisé le parc d’Ocean Drive, en plein quartier Art déco, il y déversa des tonnes de sable arraché à l’île voisine, Key Biscayne, pour y former ce long et large ruban blanc ourlé par les vagues turquoise de l’océan et qui lui a bâti une rapide et séduisante réputation. En 1913, on inaugurait le premier pont qui allait enjamber Biscayne Bay pour le relier à «Downtown», donnant ainsi naissance à ce qui allait devenir, dès les années 40, la plus importante destination touristique des Etats-Unis. Le long de Collins Avenue, les tendances architecturales traduisent les développements successifs de Miami Beach, entre les constructions des années 20, centralisées au sud de South Beach, dans Art Deco District, et les hauts buildings qui passent d’un look fifties à celui des années 70 et que l’on commence aussi à réhabiliter. Ensuite, l’avenue file vers le nord, égrenant les condominiums, ces hauts buildings démodés qui forment un «front de mer» bétonné et sans charme… Art Deco District: «The Pastels Symphony»
Il y a 20 ans, le quartier Art Déco comptait encore 60% de «ruines» qu’on pouvait imaginer superbes, avec un peu plus de couleurs et un gros lifting. Aujourd’hui, la proportion s’est largement inversée et les bâtiments restaurés, le plus souvent mués en hôtels, se sont multipliés, prolongeant les limites «intéressantes» du «district» jusqu’à l’extrémité sud d’Ocean Drive, de Collins et Washington Avenues, les trois principaux axes parallèles, entre Atlantic et Ocean Bay… Une association locale, The Miami Design Preservation League, gère à la fois la réhabilitation et la promotion du quartier et organise des balades guidées (uniquement en anglais) qui ont l’avantage d’ajouter la «petite histoire» des bâtiments à des commentaires purement didactiques mais qu’aucun bouquin ne vous donnera avec autant d’enthousiasme et de détails. Entres les ambitions des entrepreneurs et spéculateurs immobiliers, les visions géniales des architectes, le glamour des défilés ou la liste des films qui s’en servirent comme décors, vous serez saturés de styles qui déclinent le Zig Zag Moderne, le Dépression Moderne ou le Streamline au rythme des couleurs pastel ou «gemmologiques». Autres balades: celles organisées par l’«Art Deco Historic District Walking Tours». Ici, vous aurez par exemple l’occasion de découvrir le quartier Art Déco «par l’intérieur». Car certaines façades dissimulent des décorations aussi surprenantes que superbes. Ainsi, l’hôtel Delano a été redessiné par Philippe Starck. Les chambres, virginales, sont entièrement blanches et dépouillées, le hall d’entrée, décoré de longues tentures (blanches, évidemment), est un vrai musée de mobilier contemporain. Presque voisin, le Sagamore se déclare «Art Hotel» et, dans un décor minimaliste et tout aussi blanc, expose, de fait, des œuvres parfois très surprenantes. Si vous préférez déambuler dans la ville à votre propre rythme, l’«Art Deco Welcome Center» met également à disposition des lecteurs mp3 ou propose des visites à vélo et même au moyen de votre téléphone portable! Autre pôle d’attraction de l’île: Lincoln Road, qui fut, dans les années 1920, la «5e Avenue du Sud». Délaissée ensuite, elle est aujourd’hui devenue presque entièrement piétonnière, mais aligne à nouveau boutiques, cafés et restaurants branchés. Souvent décrite comme un must de Miami Beach, l’Espagnola Way n’a pourtant pas grand-chose à voir avec le «Spanish Village» que semblent nous promettre les guides. Considérée comme un quartier d’artistes, Espagnola Way reste, en tout cas, l’une des meilleures illustrations du style «Renaissance Méditerranéenne», l’une des nombreuses tendances Art déco version floridienne. A défaut de vraies curiosités, on peut au moins y manger «ethnique» (mais pas nécessairement espagnol) dans l’un des restaurants qui peuplent la rue. ![]() ![]() ![]() ![]() ![]()
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| Mise à jour le Mardi, 30 Juin 2009 11:57 |

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