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ETATS-UNIS
MIAMI, Florida
Ce fut une veuve de Cleveland, Julia Tuttle qui, la première, pressentit tout le potentiel de ce bout de Floride baigné par l’océan et le soleil, mais infesté de moustiques et de mangroves. Elle persuada le baron du rail, Henry Flagler, d’y emmener son chemin de fer qui, bientôt, débarqua les premiers promoteurs, puis les premiers touristes. Avant les nuées de «snowbirds», ces pensionnés venus par milliers passer l’hiver au soleil, et les Cubains, les années 20 virent s’y développer les hôtels et propriétés de luxe. Des îles furent gagnées sur les eaux à grands renforts de terre de remblai et les immeubles Art déco peuplèrent South Beach. Mais la mode passa et, après avoir été délaissés durant quelques décennies, ces beaux bâtiments font aujourd’hui la réputation de la destination la plus tropicale de la côte Est. Car ce n’est qu’en plein milieu des «eighties», bien après que James Bond ait fréquenté la piscine du Hilton Fontainebleau dans une scène de «Goldfinger», que la «Capitale mondiale des croisières» sortit enfin de la longue léthargie où l’avait plongée la crise, la concurrence d’Orlando et une réputation de «terre d’asile pour retraités». Liftée, restaurée, propre comme un sou neuf, la ville a surmonté ses épreuves (dont le terrible ouragan de 1992) pour vous proposer l’un des «packages» les mieux vendus des Etats-Unis… Multicolore et multiethnique
Il y a Miami et Miami. Car le «Greater Miami & the Beaches» recouvre plusieurs entités géographiques et une diversité ethnique et culturelle qui justifie sans doute que la première langue «locale» de la plupart des quartiers est… l’espagnol. La présence de Cuba, toute proche (à un peu plus de 150 km de Key West, dans le sud de la Floride), a, bien avant les vagues migratoires fuyant le régime castriste, amené à Miami, comme dans les Keys, un apport démographique non négligeable. Il est vrai que l’histoire a aussi sa part de «responsabilité» dans cet héritage culturel, puisque, il y a plus de 200 ans, c’était le drapeau de la couronne espagnole qui flottait sur ses possessions de Cayo Biscaino (Key Biscayne, au sud de Miami Beach), une ascendance que reflète la toponymie de Coral Gables, où les rues portent des noms de villes ibères et où beaucoup de grosses villas accusent une architecture un rien mauresque, inspirée des palais andalous…
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| Mise à jour le Mardi, 30 Juin 2009 11:57 |

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